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Comprendre l’apport de l’intelligence artificielle aux enjeux de la santé

L’intelligence artificielle fascine autant qu’elle en effraie certains. Si la plupart des blockbusters parlant de l’intelligence artificielle évoquent des mondes dystopiques, elle a fait émerger de nombreuses fausse-croyances et une véritable méfiance. Pourtant, elle est déjà bien ancrée dans notre présent, elle améliore nos expériences et parfois elle nous rend de véritables services au quotidien. Ses apports pourraient révolutionner de nombreuses disciplines, y compris le secteur de la santé.

Définition et explications : c’est quoi l’intelligence artificielle exactement ?

Le Petit Robert la définit comme “l’ensemble des théories et des techniques développant des programmes informatiques complexes capables de simuler certains traits de l’intelligence humaine”.

Souvent, l’intelligence artificielle repose sur deux piliers : un ensemble de données et l’analyse de ces données (permise grâce à un algorithme, par exemple). Ce traitement de données par l’intelligence artificielle permet ensuite d’aider à la prise de décision.

On distingue deux types d’intelligence artificielle :

  • L’intelligence artificielle dite “faible” ou “étroite” : c’est une intelligence artificielle dont l’usage est limité – on lui donne une tâche à résoudre, elle traite les informations et produit un résultat. Elle est dite non-sensible : elle résout des problèmes qui exigent une part de raisonnement mais ne peut pas aller au-delà. On peut améliorer cette intelligence par ce qu’on appelle du machine learning – on exerce l’intelligence à traiter toujours un plus grand nombre de données pour que les marges d’erreurs se réduisent et que l’analyse ou le résultat produit soit le plus précis possible. Par exemple : la reconnaissance d’images ou de voix, l’analyse prédictive, une classification, système de recommandations, les moteurs de recherches…
  • L’intelligence artificielle dite “forte” : à l’heure actuelle, cette intelligence n’existe pas et est purement théorique. Il s’agit d’un système cognitif complet, et donc doué de sensibilité qui permettrait de résoudre n’importe quelle tâche qui lui serait donnée. L’enjeu et l’intérêt de cette intelligence est dans le volume et la vitesse du traitement de l’information.

Aujourd’hui, nous cohabitons avec une forme d’intelligence artificielle “faible”. Son utilisation est multiple et concerne de nombreux domaines, mais un de ses principaux défis reste le secteur de la santé : ce qu’elle peut apporter à la recherche, à la médecine curative et la médecine préventive, l’expérience patients…

L’intelligence artificielle apporte un élément de réponse aux enjeux de santé

L’intelligence artificielle en santé, comme le souligne PWC, a pour objectif “d’aider le corps médical à rendre l’expérience patient plus dynamique, personnalisée, agile, collaborative et continue”.

Les usages et applications de cette technologie dans la médecine sont si multiples et variés qu’il serait difficile d’élaborer une liste exhaustive. L’INSERM propose tout de même de classifier par domaine d’application de l’IA :

  • La médecine prédictive : prédiction d’une maladie et / ou de son évolution ;
  • La médecine de précision : recommandations et personnalisation des traitements ;
  • L’aide à la décision : concernant la diagnostic et le plan thérapeutique ;
  • Robots compagnons pour les personnes fragiles et / ou âgées ;
  • Chirurgie assistée par ordinateur  ;
  • Prévention : anticipation d’une épidémie, pharmacovigilance, aide à la communication auprès des patients…

Pour atteindre une performance optimale, il est important de souligner que certaines conditions doivent être réunies :

  • Une exhaustivité des données : l’IA doit prendre en compte l’ensemble des données personnelles d’un individu – lieu de naissance, milieu social, habitudes de vie, habitudes de consommation, passif médical, mutations génétiques, nationalité… Tout doit être pris en compte.
  • Un nombre de données gigantesque : plus le nombre de données est important, plus le croisement des données est pertinent et permet une analyse fine.
  • Une pluralité des données : pour que l’IA fonctionne de manière optimale, toutes les populations doivent être impliquées et contribuer à la base de données. Cet écueil, c’est ce que montre l’OMS dans son premier rapport mondial sur l’IA appliquée à la santé : “les systèmes entraînés principalement à partir de données recueillies auprès d’individus vivant dans des pays à revenu élevé risquent de ne pas bien fonctionner pour les populations des pays à revenu faible ou intermédiaire”.

L’intelligence artificielle éveille également la question de la cybersécurité, de la protection des données personnelles et de l’usage de ces dernières comme l’a déclaré le directeur général de l’OMS, le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus :

“Comme toute nouvelle technologie, l’intelligence artificielle présente un immense potentiel pour améliorer la santé de millions de personnes dans le monde, mais comme pour toute technologie, il peut aussi en être fait mauvais usage et elle peut entraîner des effets préjudiciables.

L’Union européenne s’évertue de protéger ces données, notamment avec la mise en place du RGPD où les données de santé sont considérées comme sensibles et donc bénéficient d’une protection particulière. La mise en place d’initiatives publiques, comme Mon Espace Santé en France, permet de garantir une protection des données, a contrario des Etats-Unis, par exemple, où de nombreuses initiatives privées voient le jour et où la protection des données est plus faible.

Et en dentisterie, qu’est-ce que cela donne ?

La santé bucco-dentaire est également concernée par l’IA et a déjà des solutions prometteuses pour aider les chirurgiens-dentistes et communiquer auprès du patient, lui expliquer l’importance d’un traitement et / ou le rassurer. Un des grands défis pour la dentisterie est le passage à une médecine préventive : en effet, la plupart des patients attendent une douleur pour aller voir leur chirurgien-dentiste et la santé bucco-dentaire peut sembler boudée en France.

Un autre spectre de l’utilisation de l’IA en dentisterie est l’amélioration des soins dentaires grâce à la détection, l’identification de lésions carieuses, de maladies parodontales avec l’analyse de radios panoramiques ; l’aide à la préparation et la planification d’un traitement endodontique ou orthodontique et son taux de succès… Pour ne citer que ces usages.

En France, de nombreuses initiatives ont vu le jour, pour répondre aux problématiques propres aux chirurgiens-dentistes. C’est le cas d’Allisone, fondée par le Dr. Lionel Elbaz, qui souhaite inscrire sa solution dans la pratique quotidienne du chirurgien-dentiste.

Allisone est un logiciel d’IA facilitant la lecture des radiographies dentaires et mettant en exergue visuellement des lésions, les différentes marques d’implants… Ce qui offre un excellent support de communication et d’explications aux patients pour les mettre en confiance et permettre d’adhérer au plan de traitement que le chirurgien-dentiste aura prévu. 

L’intelligence artificielle a de beaux jours devant elle et son usage sera de plus en plus démocratisé, notamment sur le secteur de la santé où ses avancées semblent prometteuses et ambitieuses.

Et vous, êtes-vous prêt.e à sauter le pas et intégrer l’IA dès à présent dans votre pratique quotidienne ?

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